Trucs & astuces de Chef

Fêtée chaque année le 2 février, soit 40 jours après Noël, la Chandeleur tire son origine du latin Festa Candelarum, qui signifie "fête des chandelles". Au Ve siècle, une coutume consistait en effet à allumer des cierges à minuit en signe de purification. Les croyants rapportaient ensuite chez eux les cierges bénis, censés posséder des pouvoirs, comme celui de protéger le foyer.
Aujourd'hui, on connaît surtout la Chandeleur car cette fête représente le jour des crêpes. En effet, à l'époque de la "fête des chandelles", le pape Gélase Ier faisait distribuer ces gourmandises aux pélerins qui arrivaient à Rome. On dit souvent que la forme ronde et l'aspect doré des crêpes rappellent le disque solaire, évoquant le retour du printemps après l'hiver. Diverses coutumes existent autour des crêpes, comme celle de la pièce d'or : il s'agit de faire sauter les crêpes de la main droite en tenant une pièce de la main gauche, afin de connaître la prospérité toute l'année.


Voici quelques "trucs" à savoir avant de confectionner de délicieuses crêpes pour toute la famille !

CONFECTION DES CREPES
Pour préparer des crêpes, souvenez-vous : allez-y dans le sens des... poêles. Jetez toujours la première crêpe, celle-ci n'étant jamais réussie et servant surtout à absorber les éventuelles odeurs de la poêle.
Proscrivez les poêles en fonte émaillée ou en acier, qui ne donnent jamais de bons résultats. Privilégiez plutôt les poêles en fonte, qui permettent d'obtenir des crêpes bien moelleuses.
La poêle doit toujours être légèrement graissée, par exemple grâce à un papier absorbant imbibé de beurre. Le mieux, cependant, demeure cette astuce de nos grands-mères : prenez la moitié d'une pomme de terre épluchée, piquez-la solidement au bout d'une fourchette et trempez-la dans l'huile ou le beurre fondu.
Dernière astuce : afin d'éviter les crêpes trop sèches, incorporez toujours une noix de beurre fondu à la pâte.

CONSERVATION DES CREPES
Afin de conserver des crêpes chaudes, pensez à faire bouillir de l'eau dans une casserole, que vous recouvrirez d'une assiette. Ensuite, retirez la casserole du feu et empilez au fur et à mesure les crêpes sur l'assiette. La dernière crêpe posée, recouvrez la pile d'un papier aluminium.

CREPES EN TERRINE
Les crêpes sont excellentes en terrine... parole de gourmande. Il suffit de tapisser le fond d'une terrine d'une crêpe, en veillant bien à ce qu'elle dépasse des bords. Tartinez ensuite la crêpe d'une couche des fruits choisis, préalablement poêlés et flambés au calvados ou au rhum. Puis recouvrez-la d'une autre crêpe, et ainsi de suite, jusqu'à hauteur du moule. Puis, rabattez les parties des crêpes qui débordent du moule.


Petit plus :
En France, les crêpes bretonnes, notamment les galettes au froment ou au sarrazin, sont très renommées. Chaque région a son propre "tour de main" pour préparer des crêpes : ainsi, dans le Nord-Pas-de-Calais, on incorpore de la bière dans la pâte, tandis que l'on préfèrera du calvados en Normandie. Enfin, les crêpes Suzette, grand classique de la cuisine française inventé par le "roi des chefs cuisiniers" Auguste Escoffier, sont préparées avec du "beurre Suzette" (beurre fondu mélangé avec du sucre, du Grand Marnier, de l'orange et du citron).


Par Anne-Cécile - Publié dans : Trucs & astuces de Chef
Lundi 26 janvier 2009 1 26 /01 /2009 11:34

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> Maintenant que vous êtes un grand spécialiste de l'art délicat de la dégustation (voir notre article du 12 décembre dernier), voici quelques règles de base concernant les alliances entre mets et vins... probablement l'un des points les plus épineux à résoudre, en cette fin d'année, pour tout hôte qui se respecte !

Attention : il s'agit avant tout d'une affaire de goût... par conséquent, la liste suivante ne prétend pas à l'exhaustivité.

 

Foie gras
Bien souvent, les vins de Sauterne ou de Monbazillac sont plébiscités. Pour sortir des sentiers battus, vous pouvez également proposer un vin de Cahors ou de Bergerac pour un foie gras de canard, et un Gewurztraminer pour un foie gras d'oie, plus corsé.

Saumon fumé
Un vin blanc sec s'impose, à condition que celui-ci ne soit ni trop typé, ni trop gras (Quincy, Muscat d'Alsace...).

Chapon
Ce plat festif apprécie tout particulièrement les vins de Bourgogne (Côtes-de-Nuits, Gevrey-Chambertin, Vosne-Romanée...), ainsi que les vins de Bandol.

Fromages
Contrairement à une idée extrêmement répandue, il est préférable d'éviter les vins rouges (notamment avec le camembert !). Vous gagnerez à proposer des vins et des fromages provenant du même terroir (crottin de Chavignol et Sancerre, Munster et vin d'Alsace...). Le Vouvray fera le bonheur des fromages persillés (Roquefort, Fourme d'Ambert).

Bûche de Noël
Cet incontournable des fêtes apprécie les vins pétillants (Champagne, Clairette de Die ou Crémant d'Alsace).


> Quels vins pour accompagner les délicieuses spécialités bourguignonnes ?
* Escargots de BourgogneSaint-Romain blanc
* Oeufs en meurette : Pinot noir ou Côtes-du-Rhône
* Jambon persillé : Bourgogne Aligoté
* Epoisses : Gevrey-Chambertin ou
Nuits-Saint-Georges


> Pour terminer, laissons la parole à Eric Goettelmann, chef-sommelier du Groupe Bernard Loiseau, qui nous explique comment assurer des accords parfaits entre les vins et quelques Grands Classiques de Bernard Loiseau :
" Dans nos recettes, il y a toujours une saveur principale et une palette de saveurs secondaires autour. La complexité des saveurs d'une assiette doit être complétée par la subtilité du vin.
Ainsi, sur les "Jambonnettes de grenouilles à la purée d'ail et au jus de persil", je propose, par exemple, un Chablis grand cru, car sa fraîcheur et sa sensibilité minérale se marient à merveille avec la complexité et la profondeur des saveurs.
Le Chambolle-Musigny s'accorde tout à fait avec le "Sandre à la peau croustillante et fondue d'échalote, sauce au vin rouge".
Enfin, la richesse et la profondeur du roi des vins - ou du vin des rois -, le Chambertin, sont idéales sur la "Poularde de Bresse à la vapeur Alexandre Dumaine au riz truffé". "

Par Anne-Cécile - Publié dans : Trucs & astuces de Chef
Lundi 22 décembre 2008 1 22 /12 /2008 12:14

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Envie d'épater famille ou amis lors des repas de fin d'année ?

Nous vous proposons aujourd'hui une petite initiation à l'art délicat de la dégustation ! Nul besoin d'être expert pour aimer le vin, mais certaines recommandations permettent de l'apprécier pleinement...

 

Lors d'une dégustation, trois de vos sens sont sollicités : la vue, l'odorat et le goût.

* L'examen visuel vous permet d'obtenir des renseignements sur la nature, l'âge et la qualité du vin. Sur un fond blanc, examinez la robe du vin (sa couleur), qui évolue avec son âge : ainsi, un vin rouge passera du bleu violacé au rouge, puis au jaune orangé ; le jaune-vert indiquera la jeunesse d'un vin blanc. L’intensité de la couleur, variable, annonce la structure du vin. Pour les vins rouges, une couleur profonde présage en général un vin plutôt corsé. Le vin doit également être brillant et limpide. Enfin, en remuant le vin doucement, vous distinguerez ses "larmes" ou "jambes" (gouttes transparentes qui indiquent la présence d’alcool) descendre le long des parois internes du verre, plus ou moins vite en fonction de l’épaisseur.

* L'examen olfactif est particulièrement intéressant pour les vins de Bourgogne, qui exhalent des odeurs et des arômes intenses et complexes. N'hésitez donc pas à plonger le nez vers le verre de vin posé sur la table ! Ce "premier nez" vous permettra de détecter des odeurs légères et fugaces, et de déterminer l'intensité et le caractère général du vin. Tournez ensuite le verre à deux ou trois reprises au bout de vos doigts et respirez par petites aspirations, comme pour un parfum. Ce "deuxième nez" permet de sentir les odeurs qui se développent grâce à l’aération. C’est votre sensibilité qui vous permettra de distinguer parmi les quelques 700 arômes possibles !

* La dernière étape est l'examen gustatif. Prenez en bouche une petite gorgée de vin, pincez la lèvre, aspirez un peu d'air à l'aide de la langue et transportez le vin dans les différentes parties de la bouche. En effet, différents territoires de la langue sont spécialisés pour reconnaître certaines sensations : le côté sucré est reconnu par la pointe de la langue, l'acidité par les bords latéraux, et l'amertume par l'arrière de la langue. En faisant circuler le vin pendant quelques secondes, vous laissez à votre cerveau le temps d'analyser les différentes sensations reçues : la première est le goût sucré, la seconde l'acidité, et la troisième l'amertume.

* Et enfin, lorsque le verre a quitté vos lèvres, partagez votre enthousiasme avec les autres convives et échangez vos impressions ! Mais n'oubliez jamais de consommer l'alcool avec modération...

Par Anne-Cécile - Publié dans : Trucs & astuces de Chef
Vendredi 12 décembre 2008 5 12 /12 /2008 14:57

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Notre chef a pensé à tous ceux qui, en cette fin d'année, s'apprêtent à recevoir famille, amis... et donc à se mettre aux fourneaux.
Voici quelques ruses "de saison" pour vous sortir de tout mauvais pas culinaire !


* POTAGE DE LEGUMES
Pour qu'une soupe ait davantage de goût, mieux vaut utiliser l'eau de cuisson d'un légume que l'on aura conservée, plutôt que de l'eau. Peu importe la nature de ce légume. D'autre part, si du vermicelle ou des pâtes entrent dans la composition du potage, il faut les cuire séparément.

* SAUMON
Pour confectionner des boudins de saumon, il vous suffit d'étaler des tranches de jambon de Bayonne et de poser un filet de saumon entier dessus. Rabattez ensuite les tranches de jambon pour emprisonner le filet, avant de ficeler. Cette belle présentation permet de conserver le filet moelleux.

* SAINT-JACQUES
Réaliser une brochette de saint-jacques est relativement simple, à condition de suivre ce petit conseil : embrochez les noix et marquez-les à la poêle, avant de les glisser au four. Ainsi, elles se tiendront bien et seront parfaites, la cuisson au four leur apportant juste ce qu'il faut de moelleux !

* CAVIAR
Pour s'assurer de la fraîcheur d'un caviar, on en place une petite noix sur le dos de sa main et on la porte à sa bouche. Il ne faut alors pas sentir la moindre odeur de poisson sur la main. Dans le cas contraire, cela signifie que le poisson n'est pas de première pêche.

* CHOCOLAT CHAUD

Le chocolat chaud a ses exigences, à commencer par celle de ne devoir jamais bouillir ! Commencez donc par faire fondre les morceaux de chocolat près d'une source de chaleur, en les mouillant de lait juste à hauteur. Fouettez pour obtenir un mélange lisse, exempt de grumeaux. Puis versez petit à petit le lait bouillant sur le chocolat fondant, tout en fouettant.


A la recherche d'autres trucs et astuces ? Le livre Trucs, Astuces et Tours de main, écrit par BERNARD LOISEAU et GERARD GILBERT (éditions Hachette Pratique), est disponible à la Boutique Bernard Loiseau. N'hésitez pas à poser vos questions sur ce blog, nous nous ferons un plaisir de vous répondre !

Par Anne-Cécile - Publié dans : Trucs & astuces de Chef
Mercredi 10 décembre 2008 3 10 /12 /2008 12:45

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